Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Abonnez-vous à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche : 
Chercher

Newsletter boursière #144

Pourquoi le particulier vend au plus bas et achète au plus haut ?

S'enrichir en bourse avec les entreprises extraordinaires

Rejoignez nos 3383 lecteurs hebdomadaires !

Inscrivez-vous maintenant pour recevoir gratuitement notre newsletter boursière et le livre “S’enrichir en bourse avec les entreprises extraordinaires” :

 




S'enrichir en bourse avec les entreprises extraordinaires

Rejoignez nos 3383 lecteurs hebdomadaires !

Inscrivez-vous maintenant pour recevoir gratuitement notre newsletter boursière et le livre “S’enrichir en bourse avec les entreprises extraordinaires” :

 



 

16 commentaires

1) parisien
21/02/2015
Je vois qu'IH est toujours dans le déni, puisqu'il minimise ses sous-performances massives en terme de choix de titres depuis fin 2013. Or le reconnaitre et essayer de comprendre la raison de ces erreurs est clé pour espérer éviter que cela se répète:

- depuis S2 2013, si l'on regarde seulement les grosses positions prises (CYS, Cominar, ARCP, Tesco et dans une moindre mesure Centrica), toutes ont connu de forts effondrements, à l'exception de Cominar

- Effondrement est un terme pas trop fort: on peut en effet toujours se consoler en écrivant qu'à ce jour, avec le rebond partiel des cours de ces valeurs, et une variation USD/EUR très positive (+20 points!!) et en tenant compte des dividendes, IH est en perte de seulement 10% environ. Mais en raisonnant ainsi, on oublie que le S&P500; a progressé de presque +35% sur la période, grâce à la hausse de la bourse US et à l'effet change déjà cité.

- En résumé, IH a eu une idée brillante en 2014: surpondérer la bourse US, et il a bénéficié à la fois de la hausse de cette bourse et celle du dollar.
- par contre, son choix de valeurs, tant US que britanniques, a été calamiteux. D'où la question: est-ce la faute à pas de chance, où est-ce sa méthode de sélection de valeurs qui est en cause?
L'investisseur heureux : devenir rentier
Philippe
21/02/2015
Parisien,

J'ai du mal à voir où vous voulez en venir.

La contre-performance relative en 2014 vient de l'énorme position sur ARCP.

HCP, ACC, DLR, etc. ont très bien performés, opérationnellement et bousièrement.

J'ai déjà expliqué en long et en large pourquoi j'avais investi sur cette société et pourquoi je conservais mes titres.

Si vous êtes assez fort pour anticiper les fraudes comptables alors même que les dirigeants achètent des titres (dans le cas d'Enron, les dirigeants vendaient), moi pas !

L'histoire n'est de toute façon pas terminée, et sous l'impulsion du fonds activiste Corvex, si les résultats trimestres ne montrent pas de cadavres dans le placard, tout pourrait très bien rentrer dans l'ordre rapidement.

Bon week-end,

PP
3) parisien
21/02/2015
Je pense en fait que votre méthode de sélection de valeurs est souvent dangereuse. Elle consiste à prendre des large caps (ou grandes midcaps) liquides qui soient:
- nettement décotées par rapport à leurs comparables ou à leur valeur intrinsèque (ANR dans le cas des foncières hypothécaires),
- et/ou à un plus bas de 52 semaines.

En effet, ces valeurs, étant très liquides, sont très accessibles aux institutionnels. Certains de ces institutionnels sont très avisés et ne laisseraient pas longtemps passer une bonne affaire, si c'en est réellement une.
Bref, la décote devrait vous inciter à la méfiance et à creuser bien davantage, pour éviter de vous brûler les ailes comme avec ARCP, Tesco, Centrica, CYS, ..., qui se sont révélées des anti-pépites.

En revanche, chez les small caps et "petites" midcaps, assez peu liquides (mais néanmoins très liquides à l'échelle d'un particulier), donc peu accessibles aux institutionnels avisés, les pépites peuvent
exister. Malheureusement pour vous, vous les excluez d'emblée de votre terrain de chasse.
4) [email protected]
21/02/2015
Bonjour Philippe

considérez vous que les 8 REIT de votre portefeuille sont d'actialité?

Merci de votre réponse
5) GBL
21/02/2015
Si je puis me permettre :

Une partie de la contre performance vient du fait que les positions prises étaient trop importantes (le portefeuille n'était pas assez diversifié), donc qu'il était un peu déraisonnable de vouloir se réjouir d'une baisse de 40% pour renforcer encore, sur ARCP par exemple, lorsque le marché semblait exagérait sa sanction.

D'où quelques leçons potentielles à méditer :
- les "accidents" n'arrivent pas qu'aux autres : tout le monde en est victime un jour, même WB, même IH, même parisien, même (surtout) moi aussi;
- rester discipliné en terme de diversification : il me semble qu'IH n'a pas respecté certains de ses propres principes (trop d'immobilier US, quelques lignes bien trop grosses)
- rester discipliné en ce qui concerne "Achetez seulement des actions dont vous serez heureux si le cours baisse de50% [afin de renforcer à vil prix]." .... donc rester en mesure de racheter si l'accident arrive.

C'est certes beaucoup plus facile à énoncer après, qu'à suivre chaque jour. Ceux qui ont par exemple renforcé ARCP vers 8$ ont aussi du "douter" de la pertinence de leur discipline, mais c'est beaucoup moins difficile à assumer si ça représente 1-2% de son patrimoine que si ça en représente 30%.
L'investisseur heureux : devenir rentier
Philippe
22/02/2015
GBL a bien résumé. La position sur ARCP étant trop grosse, je n'ai pas pu moyenner à la baisse.

Parisien, je ne comprends pas pourquoi systématiquement vous mettez l'argument qu'il est impossible de s'enrichir avec les bigs caps sous prétexte qu'elles sont très suivies. HPQ, Microsoft, BRK, etc. sont très suivies, ils n'empêchent qu'elles ont connus des anomalies de valorisation.

Et quand bien même, pour l'anecdote, les analystes sur ARCP et CYS étaient largement positifs sur les titres au moment de mes achats, y compris en septembre 2014 pour ARCP (rapport de Wells Fargo, UBS...). Et pour cause : eux aussi avaient bien détecté une sous-valorisation, mais ne pouvaient prédire une erreur/fraude comptable.

PP
7) parisien
23/02/2015
"Parisien, je ne comprends pas pourquoi systématiquement vous mettez l'argument qu'il est impossible de s'enrichir avec les bigs caps sous prétexte qu'elles sont très suivies. HPQ, Microsoft, BRK, etc. sont très suivies, ils n'empêchent qu'elles ont connus des anomalies de valorisation. "

Vous soulevez là un point fondamental et très intéressant. Votre position semble convaincante (mais se révèle statistiquement fausse): après tout, vous (comme des milliers d'autres investisseurs) aviez remarqué en 2013 que l'action Microsoft (ou Intel, ou Berkshire, etc.) était grossièrement sous-évaluée et certains (mais pas tous et en tout cas pas vous!!) ont en même acheté alors. La forte hausse de l'action depuis leur a ensuite donné raison.
SAUF que statistiquement, cela semble marcher seulement une fois sur deux. Car d'autres fois, la large cap ou grosse midcap qui semble sous-évaluée continue de baisser, ou rebondit mais que la moyenne du marché, comme ARCP ces derniers mois.

En tout cas, aucune étude statistique sérieuse ne montre qu'on peut détecter à l'avance les large caps liquides aujourd'hui "sous-évaluées" et qui vont surperformer le marché les 12 prochains mois. Si on se livre à cet exercice, une fois sur deux ça marche bien (et on se croit un génie) mais une autre fois sur deux on tombe sur une valeur qui continue de sous-performer.

Donc oui, le stock picking ne semble pouvoir être efficace sur la durée que sur les mid et small caps, pas sur les large caps très liquides.
L'investisseur heureux : devenir rentier
Philippe
23/02/2015
Sur les douze prochains mois, certainement, cela relève de la chance.

Par contre, je maintiens que les bigs caps avec un moat ont une probabilité élevée de retour à la moyenne à moyen terme au niveau de leur multiple de valorisation.

Si le marché tarde à s'en rendre compte, il peut y avoir des opérations capitalistiques (spin-off), comme sur Abbott/Abbvie ou Conoco/Philip 66.

Une des explications du retour à la moyenne est que les entreprises avec un RoE élevé pendant plus de dix ans (souvent synonyme de moat) maintiennent ce RoE élevé.

Sur Tesco, le retour à la moyenne est plus incertain, car le moat n'est pas évident.

Je ne comprends pas pourquoi vous reprenez systématiquement l'exemple d'ARCP qui est un cas particulier avec la fraude comptable et d'ailleurs sûrement pas une entreprise très suivie (jeune société avec peu d'historique, secteur des foncières cotées peu compris).

D'autre part, vous me jugez sur moins de douze mois, l'histoire d'ARCP n'est pas terminée, attendons les résultats du T3-2014 et comment réagissent les acteurs de marché.
9) parisien
23/02/2015
Pour être bien clair, mon observation (détecter à l'avance une large cap très liquide qui va surperformer le marché dans le futur parce qu'elle serait aujourd'hui sous-évaluée, marche seulement dans un cas sur deux, donc statiquement ne marche pas) est générale et n'a rien à voir avec le cas spécifique d'ARCP.
ARCP (ou CYS, ou Tesco) est juste un exemple du cas sur deux où cela n'a pas marché, sauf qu'on puisse le savoir à l'avance.

D'ailleurs, même si ARCP rebondit fortement dans les prochains mois comme je l'espère pour vous et comme vous ne cessez de le répéter, vous gagneriez au final beaucoup moins que si vous aviez acheté aux mêmes dates les autres REITs US dites triples net, comme Realty Income "O", qui semblaient bien moins décotées. Car ces autres REIT ont très nettement augmenté depuis six mois (+25% en USD, +44% en EUR!! et hors dividende), contrairement à ARCP qui s'est enfoncée. Il est très improbable qu'ARCP finisse par faire aussi bien.
10) stonga
23/02/2015
Bonjour parisien,

Débat intéressant.

Néanmoins, votre conclusion sur ARCP vs le marché des semblables est tautologique puisqu'il y avait une surévaluation due à la fraude comptable.

C'est le temps/durée qui parlera maintenant.
Effectivement, il y a un coût d'opportunité conséquent.

Et là où cela coince, ce sont les dividendes escomptés/envolés.
Lorsque l'on prend une grosse position, mécaniquement, l'on joue ; mais IH a parfaitement assumé ses convictions en la matière.

Je suis preneur de quiconque peut m'annoncer une big cap avec gros dividende. Ce n'est possible qu'en cas de crise boursière (exemple : achat d'AB Inbev en 2008).

Nota : les Bancaires ont franchi un palier à la hausse et les dernières soldes l'étaient lors du mouvement d'humeur mi-novembre 2014.
L'investisseur heureux : devenir rentier
Philippe
23/02/2015
Non seulement cela mais les affirmations de Parisien sur l'évolution de Realty Income et ses pairs en 2014 ne prouvent absolument rien.

O, NNN et les foncières de santé (toutes celles qui sont sur des baux longs) sont sur des niveaux de cours bullesques avec des surcotes de 10-40% sur la NAV d'après plusieurs récents papiers.

Si les taux longs avaient remonté au lieu de de descendre, les niveaux de valorisation actuels atteints par O et NNN ne seraient pas (ce serait même plutôt l'inverse), et fraude comptable à part, ARCP aurait alors très bien pu finalement surperformer, eu égard de sa décote et la qualité de son portefeuille (taux d'occupation supérieur à celui d'O et NNN, économie d'échelle, car ses actifs immobiliers sont plus importants, etc.).

--

Sur le fait d'acheter les bigs caps quand elles sont proches de leur plus bas à 52 semaines, il s'agit des bigs caps avec des moats, que j'appelle sociétés extraordinaires.

Plus le moat est élevé, plus la probabilité de retour à la valorisation historique l'est aussi.

Acheter des bigs caps sans moat, uniquement parce qu'elles sont sur un plus bas, ne fonctionne pas !

Quand j'ai acheté Tesco, ce n'était pas parce que c'était une société extraordinaire, mais parce que j'attendais une extériorisation de la valeur du patrimoine immobilier, qui pour l'heure n'a pas eu lieu.
12) parisien
23/02/2015
Oh la, la. Il faut à chaque fois corriger vos malentendus.
Je n'ai jamais écrit que vous auriez mieux fait il y a six mois d'acheter O ou NNN (REITs US dites triple net) plutôt qu'ARCP, ce qui vous scandalise parce que vous estimez que ces REIT sont aujourd'hui à des niveaux bullesques (incidemment, je partage votre opinion sur le caractère bullesque et je n'achèterai jamais O ou NNN à leurs cours actuels).
Mais c'était juste un exemple de REIT que vous auriez pu acheter à la place d'ARCP, et c'est destiné à montrer à quel point un rebond d'ARCP faisant disparaître votre actuelle moins-value latente n'est PAS satisfaisant.
Car quasiment TOUTES les autres REIT US (triple net ou pas) ont fait en euro +30%à +40% depuis 6 mois. D'où une colossale sous-performance d'ARCP, même si cette dernière rebondit dans un mois (sauf à rebondir de +40 à +50%, peu probable).

Que retenir de tout cela? que déceler à l'avance la large cap sous-évaluée, qui va surperformer dans le futur est mission quasi-impossible, même en l'absence de fraude comptable.
Donc qu'il ne faut chercher des pépites que parmi les small et mid caps. Pour les grandes caps, si on tient à y investir, recourir à l'indiciel ou diversifier largement, sans faire des paris concentrés. Ce qui accessoirement permet alors de faire ce que recommande GbL: renforcer en cas de forte chute de cette valeur, si la chute vous semble injustifiée.
13) GBL
23/02/2015
Y a-t-il des études (avec un minimum de rigueur statistique) qui permettent de conforter ce "Plus le moat est élevé, plus la probabilité de retour à la valorisation historique l'est aussi.", ou est-ce juste l'expression de ce qui semble relever du bon sens (dont il faut parfois se méfier) ?
L'investisseur heureux : devenir rentier
Philippe
24/02/2015
@Gbl
Je ne trouve plus le pdf originel, mais voici :
[url=http://goo.gl/946zK1]Understanding the Investment Process at
Jensen Investment Management Step One: Return on Equity Jensen Investment Management[/url]

"In support of this idea, our ongoing research has consistently found that the persistence of a high Return on Equity is remarkably strong. "

"As one increases the number of years of consecutive ROE required, the persistence of companies in the universe increases, further suggesting that companies with longer past records of high ROE are more likely to continue to achieve them in the future."
15) Moi
26/02/2015
Bonsoir
Si vous avez Morningstar pro vous avez acces a des analyses et notamment a un portefeuille gere sur la base MOAT (models warren buffet pour faire simple) et ce portefeuille fonde sur le Moat surperforme sur LT.
Cela etant dit, Je ne conseillerais a personne d'investir en ligne avec le portefeuille d'IH car trop concentre. Si votre portefeuille represente 10% de vos actifs, vous pouvez prendre le risqué d'un portefeuille si concentre mais c'est risqué. Je ne suis pas sur qu'une hausse des taux ne fasse plonger les REITS.
Meme pour un retraite qui veut des revenus devrait se diversifier avec du high yield, gov bond...
Mais j'aime bcp le site et chacun sa methode.
Moi
16) stonga
26/02/2015
Là, je pense que la discussion est close et les malentendus dissipés.

Quand IH avertit qu'il "faut" le suivre jusqu'au bout, c.a.d. ne pas vendre à tort et à travers sur des plus-bas, il souligne un point essentiel.

Jamais, pour ma part, je ne conseillerais un ami, sans l'avertir qu'il doit être joignable pour vendre dans les même conditions ce que je lui aurais, à sa demande, conseillé d'acheter.

Un rapide calcul sur base des tableaux portefeuille & dividendes de IH me donne (avec une hypothèse de prélèvement fiscal définitif de 30 %) un rendement net dividende global de 4.978 %.

Le but pour moi est d'approcher les 10 % net de rendement global afin de laisser vivre tranquillement le portefeuille au gré des fluctuations macro ; avec le point crucial, qui vaut pour n'importe quelle stratégie,'éviter les krachs.

Pour info, l'assureur Ageas ( substrat de l'affaire Fortis), donne un dividende (régulièrement relevé), pour qui l'aurait acheté au plus fort de la crise 2011, qui tourne autour des 9.5% à 11.5 % net (prélèvement libératoire belge de 25%) ; ceci sans avoir traidé les variations à la hausse de l'action et avec un actif protégé car multiplié par 3 ! et sous-côté de 30 % par apport à sa valeur intrinsèque (déclaration de son CEO avec VI de 46 €).

Cela fait réfléchir au rendement du sang froid des investisseurs lorsque la déprime des infos boursières est à son comble.

P.S. : axa vient d'augmenter son dividende.

Commenter

Commenting is not available in this weblog entry.