Objectif : rentier en moins de dix ans !

01/02/2009 - Parce que sans objectif, pas de stratégie

Dix ans pour devenir rentier, avec une rente mensuelle de deux SMIC net, indexée sur l'inflation.

L'investisseur heureux L’investisseur heureux fait part de mon chemin pour atteindre l’indépendance financière avant mes 40 ans.

Il me reste moins de dix années pour y parvenir, en comptant comme pour les dix années précédentes, uniquement sur l‘épargne issue des activités professionnelles et mes investissements (aucun héritage, aucune donation et capital de départ en 1999 proche de zéro).

L’objectif est de générer une rente mensuelle issue de revenus d’obligations et d’actions d’environ un SMIC net / mois à 35 ans et deux SMIC net / mois à 40 ans.

Ma stratégie pour y parvenir est limpide :

  • aller “chercher” la trésorerie en multipliant les activités,
  • dépenser peu,
  • investir intelligemment, prudemment et beaucoup.

En terme d’encours requis pour le projet, j’en donne une idée dans l’article : Quel capital pour devenir rentier ?

Dégagement de responsabilités

En accédant à ce site internet, vous reconnaissez que son auteur ne peut être tenu pour responsable des préjudices directs, indirects ou consécutifs découlant de l’utilisation des informations et matériels contenus dans ce site Internet ou d’autres matériels auxquels vous pourriez avoir accès par le biais de liaisons hypertextes à partir de ce site.

"Achetez seulement des choses que vous serez parfaitement heureux de posséder si le marché s’effondre pendant dix ans." – Warren Buffet

 

22 commentaires

Romania
Xavier
21/05/2009

Excellent blog en tout cas !
Mais que tu sois long terme ou court terme ne changera rien au fait que le trading est un jeu à somme nulle sans aucune valeur ajoutée : on fait simplement tourner du papier, rien de plus…
Il faut bien le garder à l’esprit.

Détester le trading et se réfugier en disant “oui mais je suis long terme”...
c’est amusant

L'investisseur heureux : devenir rentier
Fabrice
22/05/2009

Bonjour Xavier,

La bourse est un jeu à somme nulle, si on exclut les opérations de marché type OPR, OPA, etc.

Cela me rappelle l’histoire suivante :

3 ouvriers sont en train de réaliser un bâtiment.
Un quidam demande à chacun ce qu’il fait.
Le premier : “je pose une pierre”
Le second : “je construis un mur”
Le troisième : “je bâtis une cathédrale”

Je préfère essayer de faire les choses proprement et avoir le sentiment de participer à quelque chose ; même si sur le fond vous avez raison !

United States
rossignols.93360
08/09/2009

La bourse n’est pas tout à fait à somme nulle : un certain nombre de prélèvements de gestion rendent négatifs le rendement

Sweden
Robin des Bonds
09/09/2009

Alors là, je ne suis pas d’accord du tout, mais pas du tout.
L’investissement en bourse n’est pas à somme nulle. Elle suit les bénéfices, avec un effet “multiple” qui lui est variable (selon les périodes, on paye 10x les bénéfices ou 20x).

Les bénéfices ont tendance à augmenter, en grosse tendance ils suivent la croissance du PIB.
La croissance du PIB est dûe en partie à l’inflation, et en partie à la création de valeur.

De façon schématique, un tas de parpaings et du ciment valent 10.000 EUR. Si je construis une maison avec, elle vaut dix fois plus. Avec du travail, en organisant les ressources de façon harmonieuse, j’ai créé de la valeur.

Le principe de l’économie, c’est d’organiser les ressources à disposition de façon utile à la société.

C’est ce service (achat de fournitures, travail, et revente de produit fini) qui est rémunéré par des bénéfices. Si je suis actionnaire de la société qui a produit ce service, je gagne ce bénéfice, sans qu’il soit pris dans la poche de quelqu’un.

On peut ensuite discuter du bien-fondé de la production de certains services (armes, alcool…), mais dire que la bourse est à somme nulle est selon moi faux.

La création de valeur est liée à l’organisation harmonieuse des ressources à disposition.

Maintenant, est-ce que le trading est à somme nulle ?
On apporte pas des capitaux, mais de la liquidité. Le marché a-t-il besoin de liquidités ? Oui. Une stratégie qui profiterait d’un décalage de cours face à un gérant d’OPCVM collé qui doit sortir lui fournit la liquidité : elle doit être rémunérée pour ce service.
Les stratégies à contre-tendance méritent une “prime” pour leur rôle d’apporteur de liquidité, d’assurance de marché en queqlue sorte.

L'investisseur heureux : devenir rentier
Fabrice
09/09/2009

Robin,

Je me suis déjà heurté aux foudres du forum Sicav de Boursorama avec ce propos !

J’ai précisé ma pensé ici avec un exemple limpide, que je vous mets au défi de mettre en erreur :
http://www.investisseurheureux.com/article/114

Voir aussi ce document :
http://www-rcf.usc.edu/~lharris/ACROBAT/Zerosum.pdf

France
coulous
17/12/2009

Bonjour,

Merci pour votre site et votre démarche

Sans être top indiscret, votre approche me semble très bonne, je souhaiterais suivre votre progression et me constituer un portefeuille également

Pour avoir un ordre d’idée : de quel capital de départ disposiez-vous et quel montant d’épargne dégagez-vous chaque mois ?

Si c’est trop indiscret : un ordred de grandeur ou par mail

Merci à vous et bonne continuation

L'investisseur heureux : devenir rentier
Fabrice
17/12/2009

Bonjour,

Vous pouvez vous faire une idée de la taille du portefeuille d’après les mouvements que j’indique ici :
http://www.investisseurheureux.com/article/151
et de la répartition en % que je publie chaque mois.

J’avais juste une vieille voiture et un BAC+2, quand je suis arrivé à Paris il y a dix ans pour y travailler.

J’ai travaillé, épargné, étudié, travaillé, épargné pour accroitre mon capital intellectuel (BAC+5) et financier.

Avant que la magie des intérêt composés s’appliquent, il faut un capital conséquent et donc j’œuvre en ce sens.

France
coulous
17/12/2009

J’ai 28 ans, un BAC +5 également, un capital modeste que je m’efforce de faire fructifier et une épargne régulière également que je souhaite investir.

je travaille aussi à parfaire mes connaissances financières

merci à vous

France
jymlibéral
26/01/2010

la bourse serait un jeu à somme nulle ?! Eh bien non !!! soit vous gagnez, soit vous perdez !! il y a un vendeur et un acheteur, seul le petit porteur qui ne sait pas, qui n’a pas intégré le money-management et une gestion des risques perd tout chaque année avec constance !

alors comment expliquer les gains extraordinaires des investisseurs et traders actifs ?! en premier lieu : la connaissance, en second lieu : la méthode et enfin : la discipline !!! et ceci est à la portée de chacun…le problème c’est la confusion entre investissement et placement !

si vous pensez que les investisseurs sur le CAC40 ont réalisé 23 % en 2009, eh bien vous avez tout faux ! celui qui a acheté le 02 janvier 2009, le CAC40 a eu tout loisir de paniquer jusqu’en mars avec une baisse de 45 % !! il aura vendu bien avant et pris ses pertes,...certes en avril le rebond s’est enclenché mais il n’est revenu que vers octobre quand toute la presse en a parlé, il a ainsi pu miser son capital restant et engranger 15 %, à condition d’avoir soldé le 30 décembre…après janvier on a vu un nouveau retournement à la baisse ! donc bien que le parcours du CAC40 de 2009 a été de 140 %, cet investisseur aura au mieux réalisé une perte de 5-10 % ! paradoxal ?!

en conclusion, celui qui ne sait, ne peut, ne veut suivre sa position chaque jour, ou chaque semaine n’a aucune chance de réaliser des gains durablement, et même toutes les chances de perdre tout ou partie de son capital ! celui qui veut s’enrichir pour atteindre son autonomie financière doit d’abord investir dans la connaissance, élaborer une méthode compréhensible et compatible avec le niveau de discipline qu’il peut accepter…mais la bourse est similaire à l’immobilier, il faut acheter au plus bas, et vendre au plus haut, avec en plus la capacité de gagner lorsque les prix chutent !

France
arabe trader
02/02/2010

jym liberal

j’aime assez ton analyse
et merci pour CE blog il se reconnaitra ! :o)

France
gigi75
07/02/2010

“mais la bourse est similaire à l’immobilier, il faut acheter au plus bas, et vendre au plus haut, avec en plus la capacité de gagner lorsque les prix chutent ! ”
Complètement faux !!

En immobilier, vous achetez quelque chose… d’immobile. Vous mettez d’un seul coup une somme très importante, et vous jouez sur l’effet de levier du crédit. Si le bien prends de la valeur, c’est parce que vous l’entretenez, ça prend du temps (changement des joints, ravalements, etc…). Au final, ça coûte très cher, et le prix ne correspondra de toutes façons qu’à ce que les gens sont prêt à payer. Avec des taux bas, le prix affiché sera cher, avec des taux haut, il sera faible, car on rembourse toujours 33% de son salaire…

En mobilier, vous n’avez pas accès au crédit, et vous devez mettre “cash”.  En gardant des actions assez longtemps, vous gagnerez, quelque soit la période. Par exemple, quand le CAC40 a été créé, en 1987, il valait 1000 points par convention. Il en vaut près de 4000, soit 4 fois plus en 20ans !
... et encore, on ne compte pas les dividendes. Globalement, les valeurs mobilières dans leur ensemble, vous protège mieux que l’immobilier, tout en ayant l’enorme avantage d’être fractionnable: on peut vendre une action, pas une pièce d’un appartement….

Et sachez qu’en Bourse, on achète jamais au plus bas, et on ne vend jamais au plus haut, sans pour autant que ce soit un drame. Regardez mon blog: j’ai commencé à présenter un portefeuille il y a 2 ans, et tout en étant investi à 100%, l’atteint presque l’équilibre, alors que le CAC40 est en retrait de 30%. Avec du temps, vous verrez qu’on gagne, et sans faire des allez-retours tous les jours, loin de là !!

France
futures FCE
08/02/2010

“”“Et sachez qu’en Bourse, on achète jamais au plus bas”“”

sommes nous au plus bas de l’année ?....
interessant ton analyse gigi

France
Philippe
18/06/2010

Bonjour,

Suis tombé par hasard sur ce sympathique blog, qui me rappelle quelqu’un il y a environ 10 ans..
Le sujet est posé de façon suffisamment pragmatique pour avoir des chances de succès:  bonne chance et bon surtout bon courage.

En passant une remarque, la bourse n’est bien évidemment pas un jeu à somme nulle, contrairement aux marchés à termes qui le sont eux, par définition.

C’est un objectif intéressant. Je pense qu’il est atteignable sur 20 ans surtout si l’objectif est clair. Moi j’ai commencé plus tard donc pour les 40 ans c’est rappé vu que je les ai dépassé. Si j’avais raisonné plus jeune comme je raisonne actuellement avec mes connaissances actuelles ce serait fait mais j’ai foiré au départ.

1 SMIC à 35 ça fait 12000 euros net soit environ 14000 euros si on ne prend en compte que la CSG. On va estimer que tu places sur des actions à fort dividendes, des SCPI et de l’immobilier (6% an de revenus). Il faut que tu sois à plus de 250000 euros à 35 ans. La différence va se faire sur ta capacité à épargner et ta situation familiale.

En tout cas tu as raison, comme on nous mets dehors à 45/50 ans, et qu’il n’y a plus de retraite il vaut mieux prévoir le coup.

L'investisseur heureux : devenir rentier
Fabrice
25/07/2010

Bonjour,

En fait, je “vise” à la louche :
- environ 350 000 € en 2015
- environ 600 000 € en 2020

Effectivement tout dépend de ma capacité d’épargne. Tant que je trouve du travail comme consultant informatique indépendant et si la bourse etc ne s’écroule pas, ça ira.

Après c’est juste une feuille de route, l’avenir est tjs incertain et je peux avoir envie d’autre chose d’ici là.

Si l’on admet que l’on peut tirer du 5/6% net de revenu par an, on arrive à des sommes plus faibles :

250000 euros
500000 euros

Par contre pour atteindre en 5 ans le doublement de ton épargne, soit tu est un as de la bourse (15% l’an pendant 5 ans) ou ta capacité d’épargne est importante. Après il faut bien prendre en compte la fiscalité car la recomposition du portefeuille pour transformer ton portefeuille actuel en un portefeuille fournissant du revenu.

Gilles, un consultant informatique de plus également

L'investisseur heureux : devenir rentier
Fabrice
26/07/2010

Je table sur du 6% net, mais c’est optimiste vu l’alourdissement de la fiscalité et ce que rapporte les fonds Euros.

Par contre, oui j’ai une très bonne capacité d’épargne (pour le moment !) et des projets pour l’augmenter.

France
early retirement
04/09/2010

Bonjour,

Connaissez vous le livre :
Work Less, Live More: The Way to Semi-Retirement
de Robert Clyatt

et le site :
http://www.early-retirement.org/forums/

qui sont vraiment excellents ?

Ils abordent le même sujet de “devenir rentier”, avec des stratégies d’investissement.

L'investisseur heureux : devenir rentier
Fabrice
05/09/2010

Bonjour,

Je ne connaissais pas et vient de regarder.

Effectivement, mon objectif est de faire de www.devenir-rentier.fr l’équivalent de early-retirement.org en français.

Je n’ai pas lu le livre Work Less, Live More: The Way to Semi-Retirement mais d’après les commentaires sur Amazon, le contenu de l’ouvrage a l’air très proche de celui que je publie en octobre.

Ma fois faites-nous un résumé sur le forum une fois que vous l’aurez lu ! :-)

France
Robin des Bonds
05/09/2010

Ah, ca tombe bien, j’aime beaucoup le forum early-retirement, je suis content qu’on en parle ici :)

Ca serait une effet une bonne chose que les forums des investisseurs heureux rassemblent à terme assez de monde pour pouvoir héberger ce genre de discussions !

L'investisseur heureux : devenir rentier
Fabrice
05/09/2010

J’aimerais bien mais ça ne dépend pas de moi ! :-)

Je pensais attirer du monde avec mes listes d’actions européennes et américaines, mais ça décolle pas trop. Peut-être que la sortie du livre aidera !

Je viens de voir la couverture de ton livre et je découvre que la photo c’est bien toi. Je pensais que c’était une photo venant de catalogue d’image !

C’est pas mal de publier un livre. Pour la fréquentation, je pense que c’est normal que peu de gens réagissent pour une raison simple : 10% des salariés français gagnent 3000 euros et plus. Comme ton système : économiser et investir en bourse demande de belles sommes mensuelles à épargner il reste plus beaucoup de lecteurs pouvant se le permettre. De plus la bourse surtout en ce moment ne fait pas trop rêver la foule des investisseurs qui ont vu une partie de leurs gains partir en fumée (temporairement si ils n’ont pas vendu).

Les lecteurs des blogs sont en moyenne plutôt jeunes et donc l’idée de bosser de nombreuses années, d’épargner comme une fourmi grâce à leur travail, et d’espérer que la bourse monte les décourage un peu : pas trop rapide comme système même si efficace à terme ! Et surtout il faut avoir un bon job !


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